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3E Travel

La porte occidentale des Bouches de Kotor

Herceg Novi

Herceg Novi occupe l'entrée occidentale des Bouches de Kotor, au pied du mont Orjen, et revendique plus de 200 jours de soleil par an. C'est une ville en escalier, faite de forteresses, de volées de marches et d'un monastère orthodoxe serbe, avec un massif calcaire qui s'élève à 1 894 m juste derrière elle. L'aéroport de Dubrovnik est à 10 km. Le mélange de remparts au niveau de la mer et d'une ascension proche de 4 à 5 heures en fait une base pour la marche urbaine comme pour les journées en montagne.

Herceg Novi
  • La forteresse Kanli Kula, 85 m au-dessus de la mer
  • Forte Mare et Kanli Kula : billets à 4 €, remise croisée
  • La forteresse Španjola à 170 m, entrée libre
  • Le monastère de Savina, trois églises, XVe siècle
  • L'ascension du mont Orjen, 1 894 m, 4 à 5 heures
  • Le festival du Mimosa, chaque février depuis 1969

Herceg Novi est une ville et une municipalité du littoral monténégrin, et non un parc national. Elle fut fondée comme forteresse en 1382 par le roi bosniaque Tvrtko Ier Kotromanić et nommée en l'honneur de saint Étienne ; les sources italiennes l'appellent Castelnuovo. La municipalité couvre 235 km² avec une densité d'environ 140 hab./km² ; le recensement de 2011 y comptait 30 864 habitants, dont 19 536 dans la zone urbaine, la troisième du Monténégro. Le centre-ville se situe à environ 42°27′N 18°31′E, au pied du mont Orjen, dont le sommet le plus élevé, Zubački (Veliki) Kabao, atteint 1 894 m avec une proéminence de 1 031 m. Fondée pour concurrencer Dubrovnik dans le commerce du sel, la ville changea de mains à plusieurs reprises : domination ottomane pendant environ deux siècles jusqu'en 1687, puis vénitienne jusqu'en 1797, suivie des Autrichiens, des Russes et des Français jusqu'en 1814. Cette succession a laissé des forteresses, un lazaret vénitien et des églises orthodoxes et catholiques à quelques pas les unes des autres.

Ce qu'il y a à voir

Ce qu'il y a à voir

La vieille ville s'organise autour de fortifications issues de quatre périodes de domination. Kanli Kula, la « tour sanglante », fut construite par les Ottomans en 1539, puis réparée et agrandie par les Vénitiens en 1687 ; elle se dresse à 85 m au-dessus de la mer et sert aujourd'hui d'amphithéâtre en plein air. Forte Mare se situe au bord de l'eau ; un billet à 4 € pour l'une des deux donne droit à 50 % de remise sur l'autre. Plus haut, à 170 m, la forteresse Španjola remonte au XVIe siècle, avec entrée libre. Le monastère de Savina, ensemble orthodoxe serbe de trois églises, fut établi au XVe siècle par Stjepan Vukčić Kosača, duc de Saint-Sava (r. 1448–1466) ; sa petite église de l'Assomption mesure 10 m de haut et 6 m de large, avec des fondations datées de 1030. À Meljine, le Lazaret est un lieu de quarantaine vénitien construit en 1732.

Marcher et rouler ici

Marcher et rouler ici

Deux journées très différentes sont possibles depuis une même base. En ville, la contrainte est verticale : les escaliers relient le front de mer à Forte Mare, puis à Kanli Kula à 85 m et à Španjola à 170 m, un circuit court mais raide à travers les remparts. Pour une journée entière en montagne, le mont Orjen s'élève derrière le littoral, au sein du massif dinarique transfrontalier partagé avec la Bosnie-Herzégovine. L'ascension la plus proche du sommet du Zubački Kabao (1 894 m) part du village de Vrbanj, vers 1 000 m ; la montée demande environ 4 à 5 heures, avec une durée comparable pour la descente. L'Orjen est un glaciokarst sur calcaire crétacé : attendez-vous à de la roche à nu, à de rares points d'eau et à une progression lente. [3E À CONFIRMER : quels itinéraires de randonnée ou de vélo 3E propose à Herceg Novi et sur l'Orjen, leurs distances, difficultés et points de départ].

S'y rendre et se déplacer

S'y rendre et se déplacer

L'aéroport principal le plus proche est Dubrovnik (DBV), à 10 km du centre ; le trajet couvre environ 29 km en 33 minutes, ou près de 44 minutes avec le passage de la frontière. L'aéroport de Tivat (TIV) est à 45 km et celui de Podgorica (TGD) à 129 km. Depuis la frontière croate, la route côtière via l'E65 atteint Kotor en une heure environ sur 52 km. De Kotor à Herceg Novi, comptez environ 39 km, soit à peu près 1 h 02 en voiture ; les bus directs mettent en moyenne 56 minutes, 44 au plus rapide. De Tivat à Herceg Novi, le bus prend environ 41 minutes pour près de 5 €. La ville dispose d'une gare routière centrale desservie par des liaisons directes le long de la baie. Dans la vieille ville, on se déplace à pied par des volées de marches entre le front de mer et les forteresses hautes.

Tarifs, saisons et quand venir

Tarifs, saisons et quand venir

Les tarifs des forteresses sont modestes : 4 € pour un billet à Forte Mare ou Kanli Kula, et détenir l'un donne droit à 50 % de remise sur l'autre. Španjola est gratuite. Aucun barème consolidé pour 2026 ni saison d'ouverture fixe n'a été publié au-delà de ces chiffres ; vérifiez donc les horaires en cours avant votre visite. Le climat autorise une longue saison : la ville compte en moyenne plus de 200 jours de soleil par an et 10,7 heures d'ensoleillement par jour en juillet et août, avec un total annuel estimé autour de 2 435 à 2 440 heures et une température moyenne annuelle de 16,2 °C. Pour les journées à l'Orjen, le printemps et l'automne conviennent mieux à l'ascension de 4 à 5 heures que la chaleur du plein été. [3E À CONFIRMER : horaires actuels d'ouverture des forteresses et éventuelles fermetures saisonnières en 2026].

Culture et calendrier

Culture et calendrier

L'événement phare de Herceg Novi est le festival du Mimosa, organisé chaque année depuis 1969 et débutant le premier week-end de février, jusqu'aux dernières semaines de février et au début mars, avec des dates variables selon les années. Il célèbre l'hiver doux de la ville et la floraison précoce que permet le climat local. Au-delà du festival, le patrimoine bâti porte l'histoire mêlée de la ville dans un espace compact : une tour ottomane réparée par Venise, une forteresse d'époque espagnole, un monastère orthodoxe serbe dont le plus ancien registre d'église date de 1648, et un lazaret vénitien de 1732 à Meljine. La ville fut fondée en 1382 comme rivale de Dubrovnik dans le commerce du sel, et les strates de domination ottomane, vénitienne, autrichienne, russe et française entre 1687 et 1814 expliquent pourquoi tant de styles architecturaux se côtoient à quelques pas les uns des autres.

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