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3E Travel

Front de mer baroque sur les Bouches de Kotor

Perast

Perast est une petite ville maritime au fond des Bouches de Kotor, intégrée à la région de Kotor classée à l'UNESCO depuis 1979. Environ 349 habitants vivent le long d'une unique rue de front de mer, adossée à la colline Saint-Élie, avec 16 à 19 palais vénitiens, un campanile de 55 mètres et deux îlots au large. Le déplacement se justifie par la concentration : un siècle de richesse maritime ramassé sur quelques centaines de mètres de pierre, à 14 km de Kotor et accessible en moins de 20 minutes.

Perast
  • Gospa od Škrpjela, îlot artificiel datant de 1452
  • Campanile Saint-Nicolas, 55 m, le plus haut de la baie
  • Palais Bujović de 1694, aujourd'hui musée de la ville
  • 68 tableaux de Tripo Kokolja dans la collection Saint-Nicolas
  • 16 à 19 palais vénitiens le long d'une seule rue de front de mer
  • Le monastère de l'île Sveti Đorđe, édifié au XIIe siècle

Perast se trouve au nord-ouest de Kotor, au fond des Bouches de Kotor, au niveau de la mer sous la colline Saint-Élie. La ville constitue l'un des éléments du bien du patrimoine mondial de l'UNESCO « Région naturelle et culturo-historique de Kotor », inscrit en 1979 lors de la 3e session, puis étendu en 2012 et en 2015. L'ensemble couvre 14 600 hectares, avec une zone tampon de 36 491 hectares et des montagnes qui s'élèvent à près de 1 500 mètres autour des deux baies. La ville n'a pas de classement propre, pas de droit d'entrée dans un parc et aucun sentier qui lui soit rattaché. À son apogée vénitienne, au XVIIIe siècle, Perast comptait 1 643 habitants, quatre chantiers navals et une flotte d'environ une centaine de navires. Ce fut la dernière ville de la République de Venise à amener le drapeau vénitien, en 1797, avant de passer sous domination autrichienne, russe puis française, avant un retour à l'Autriche. La population est tombée à 430 en 1910 et s'établit aujourd'hui autour de 349 habitants. Deux îlots, Gospa od Škrpjela (Notre-Dame du Récif) et Sveti Đorđe, se trouvent au large.

Ce qu'il y a à voir

Ce qu'il y a à voir

Gospa od Škrpjela (Notre-Dame du Récif) est un îlot artificiel de 0,38 hectare, formé au fil des siècles après que des marins eurent découvert une icône de la Vierge à l'Enfant le 22 juillet 1452, chacun déposant ensuite une pierre dans la baie au retour d'un voyage sans encombre. Son église, rénovée en 1722, abrite une icône du XVe siècle de Lovro Dobričević et un autel en marbre de Carrare du sculpteur génois Antonio Capelano. L'île Sveti Đorđe porte un monastère bénédictin du XIIe siècle et l'ancien cimetière de la noblesse ; les forces françaises la tinrent jusqu'à sa prise par des navires britanniques et siciliens le 14 octobre 1813. Sur la terre ferme, l'église Saint-Nicolas date de 1616, son campanile de 55 mètres de 1691 ; le musée attenant conserve 68 tableaux de Tripo Kokolja, peintre baroque de Perast. Le palais Bujović, construit en 1694 pour le capitaine vénitien Vicko Bujović, abrite aujourd'hui le musée de Perast, parmi les 16 à 19 palais de la ville.

Randonnée et vélo sur place

Randonnée et vélo sur place

Perast se réduit à une unique rue de front de mer sous la colline Saint-Élie : on y passe son temps à pied, au rythme d'une petite ville d'environ 349 habitants. Aucun sentier balisé ni itinéraire cyclable n'est rattaché à la ville, et les montagnes environnantes, qui culminent à près de 1 500 mètres, relèvent de la région de Kotor inscrite au sens large plutôt que de Perast même. Parcourir tout le front de mer devant les palais, Saint-Nicolas et les deux églises prend nettement moins d'une heure ; la gare routière principale se situe à 400 mètres au sud de la vieille ville, avec un arrêt Riva juste devant les remparts. Pour une randonnée ou une sortie à vélo accompagnée reliant Perast au reste des Bouches de Kotor, et pour son insertion dans un séjour plus long, [3E À CONFIRMER : quels itinéraires de randonnée ou de vélo 3E passent par ou près de Perast, avec distances et niveaux]. Les bateaux pour les îlots partent du front de mer.

Y accéder et se déplacer

Y accéder et se déplacer

Perast se trouve à 14 km de Kotor, soit environ 19 minutes de route le long de la côte sur le corridor E80/E65. Le bus Blue Line depuis Kotor coûte 2,00 € et prend 35 minutes, avec une fréquence d'environ une fois par heure ; il utilise la gare située à 400 mètres au sud de la vieille ville, avec un arrêt Riva aux remparts. L'aéroport de Tivat (TIV) est à 21 km du centre-ville, environ 28 minutes de route. L'aéroport de Dubrovnik (DBV) est à 56 km, soit à peu près 1 h 12 par la route, et l'aéroport de Podgorica (TGD) à 101 km. Il n'y a aucun droit d'entrée pour les véhicules, Perast étant une ville ouverte. L'accès aux îlots se fait en bateau depuis le front de mer. Dans Perast, on se déplace à pied le long de la rue du front de mer ; l'agencement compact fait que la plupart des sites se trouvent à quelques centaines de mètres les uns des autres.

Tarifs, saisons et quand venir

Tarifs, saisons et quand venir

Perast n'a pas de droit d'entrée dans la ville. Les seuls frais concernent le bateau pour l'îlot et les musées. L'entrée à l'église et au musée de Gospa od Škrpjela est d'environ 1 €. Le musée municipal de Perast, dans le palais Bujović, applique un billet individuel standard d'environ 8 €, avec des tarifs réduits pour les enfants et les groupes ; ses horaires de visite publiés commencent le 15 avril. Un billet combiné couvrant les Mosaïques romaines de Risan et le musée municipal de Perast coûte 12,00 €. Pour les horaires d'ouverture exacts de 2026, les horaires de départ des bateaux et les tarifs actuels des îles, consultez le calendrier officiel de Muzeji Kotor avant de partir. La coutume de la Fašinada tombe chaque année au coucher du soleil le 22 juillet : les habitants sortent en bateau et jettent des pierres à la mer pour agrandir Gospa od Škrpjela ; c'est la date fixe à retenir pour voir la tradition qui a bâti l'îlot.

Histoire et richesse maritime

Histoire et richesse maritime

Le tissu de Perast enregistre un seul siècle d'or. Sous la République de Venise, dans les années 1700, la ville exploitait quatre chantiers navals actifs et une flotte d'environ une centaine de navires, et comptait 1 643 habitants. Cette richesse a payé les palais du front de mer, l'église Saint-Nicolas commencée en 1616 et son campanile commandé par Andrija Zmajević en 1691. Le palais Bujović, daté de 1694 sur trois tablettes de pierre et construit par les frères Ivan et Vicko Bujović, est le témoignage le plus clair de cet argent de capitaines. Le déclin fut rapide : Perast fut la dernière ville de Venise à amener le drapeau vénitien, en 1797, avant de passer entre les mains autrichiennes, russes et françaises, puis de revenir sous domination autrichienne au XIXe siècle. La population est tombée à 430 en 1910 et à environ 349 aujourd'hui, ce qui explique que la ville du XVIIIe siècle subsiste largement sans reconstruction plutôt qu'agrandie.

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